Reportage à la maternité de Poissy Présentation du projet le 12 octobre 2010

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La productrice ainsi qu’une journaliste nous a rendu visite afin de nous présenter ce projet de reportage, à l’initiative de la direction.

Il est destiné à réaliser une suite en six épisodes d’une durée de 60 minutes en deuxième partie de soirée sur TF1. Ce reportage doit évoquer le vécu de 3 mères en devenir durant tout leur parcours avant et pendant l’accouchement. L’angle adopté est « qu’est ce qu’un accouchement aujourd’hui en France ? ».

En pratique, la technique de filmage est similaire à celle du loft : 40 caméras discrètes et commandées à distance seront installées dans trois salles d’accouchement, un bloc opératoire (en discussion), trois chambres et certains couloirs. Elles seront reliées à un car de régie situé derrière les salles d’accouchement. Les prises de vue dureront du 15 novembre au 3 décembre 24 heures sur 24. Il est prévu également des entrevues avec des membres du personnel.

La production s’est fixé certaines règles : pas d’image de l’expulsion ni de vue gynécologique, pas de décès néonatal, pas d’image de la pose du cathéter de péridural. Les mères qui auront accepté d’être filmées auront un droit de rétractation de 24 heures après leur accouchement.

La direction de l’hôpital a posé quant-à elle certaines exigences : droit de regard sur le reportage. Un médecin doit revisionner le reportage. Les rushs devront être détruits après le montage final, afin d’éviter leur éventuelle saisie judiciaire.
La direction semble attendre de cette entreprise une certaine « publicité » pour l’établissement.

Le Dr Blanié s’est permis plusieurs remarques comme vous pouvez vous en douter :
-  l’accouchement dans un niveau 3 comme Poissy ne représente pas un standard en France. Le pays compte beaucoup de maternités de niveau 1, et c’est d’ailleurs un scandale, avec une perte de chance pour la mère et l’enfant, de l’argent foutu en l’air et donné aux cliniques, sans parler de l’hôpital Necker qui n’a pas de réa maternelle, ni des hôpitaux pavillonaires, ni du service mère-enfant tout neuf des Hospices Civils de Lyon où il n’y a pas de réa, etc…
-  Il suggère que le reportage soit visionné par au moins trois médecins, comprenant au moins un obstétricien, un anesthésiste et un pédiatre.

L’équipe de production est disponible pour discuter avec l’un d’entre nous. Elle comprend une productrice ainsi que deux journalistes. Les personnes parmi l’équipe qui ne souhaitent pas figurer dans le reportage doivent se faire connaitre. Elles seront identifiées afin d’être coupées au montage.
Vous pouvez demander leurs coordonnées auprès de la direction de la communication.

Amicalement

C Jolly